Randonnée Patrimoine

Mane (04)

23  /  06  /  2026

 

On ne s ‘arrête pas en traversant Mane, au carrefour de deux axes routiers, en se demandant bien pourquoi l’horloger est fou. Il faut grimper vers la citadelle  bâtie sur la colline de safre pour découvrir Mane. Plus on monte dans ses ruelles caladées, en ellipse, plus on plonge dans le temps. Les pierres toutes issues de la même carrière manarraine portent l’empreinte de la vie passée. Les excavations, les citernes, le four à pain, les bugadières, les façades renaissance ou d’autres plus anciennes ( tiens, une échelle à chat !), les remparts, témoignent d’un passé qui mériterait  peut-être d’être davantage valorisé. Les vieilles portes ne s’ouvrent plus, les maisons s’effondrent ou sont en cours de restauration. Et puis voici de très belles portes sculptées, une amphore, un lion, une sphinge, chimère que l’on retrouve sur la cheminée en gypserie du  château Miravail. Des hommes et des femmes ont restauré et restaurent encore ces anciennes demeures  et les ruelles sont garnies  de petits jardinets où l’on devine qu’il fait bon y vivre. Le passé et le présent se côtoient. Voici la maison natale du marmiton qui devint astronome, botaniste et cartographe, celle du responsable politique du soulèvement de 1851, celui qui vota pour la mort de Louis XVI, et puis celle du poète russe, et bien d’autres. Et encore celui qui, à minuit, dérangé par des sonneries de cloches, découvrit l’Ordre des Minimes et les fit venir à Mane. Inévitablement l’église Saint André datant  du 17 eme siècle avec son clocher,  une tour de 31 mètres, séparée par une calade de la chapelle des Pénitents blancs

 

Merci Sabrina de cette déambulation malgré cette période caniculaire, nous étions 6 et avons marché pendant 3 heures. Même les  randonneurs forcalquériens découvrirent avec surprise tout cet héritage que les pierres ont  conservé. Nous n’avons compté ni distance ni dénivelé ni les pierres des calades !

 

BM