Randonnée Patrimoine à Céreste-en-Luberon

Céreste (04)

29  /  04  /  2026

 

Emmenés par Josiane, 18 randonneurs se sont retrouvés, vers 9h, à l’entrée du village.

Nous avons franchi l’Encrême au niveau d’un pont dit « romain » mais datant du XVII° siècle, alors qu’un pont véritablement romain, et retrouvé lors de fouilles, existait sur l’Aiguebelle, affluent de l’Encrême, dont la confluence est un peu plus en amont.

Puis nous avons emprunté une petite route puis un chemin qui correspondaient à la ligne de chemin de fer Forcalquier-Apt-Cavaillon et sommes passés dans un tunnel de cette ancienne voie ferrée. Nous avons ensuite franchi un premier pont sur le Calavon, juste en contrebas de l’éperon rocheux sur lequel était construit l’oppidum des Blaques, puis à travers bois et le long de champs en cours de plantation (melons), nous avons rejoint la départementale, avons de nouveau franchi le Calavon puis la route, et nous avons fait notre pause de 10h à la ferme des Astiers : très belles vues sur Viens et le plateau des Courennes au Nord, sur Saint-Martin de Castillon,  et sur le Luberon au Sud, avec à ses pieds la Tour d’Embarbe datant du XII° siècle. Nous sommes exactement sur le tracé de la voie Domitienne, datant de 122 avant J.C, tracé confirmé par un sondage en 2004.

Nous avons repris notre déambulation à travers des prés, souvent non encore fauchés, jusqu’à la Campagne de Pradine, puis avons entamé notre montée vers la crête de la Gardette qui domine Céreste où nous avons pique-niqué.

Nous sommes ensuite redescendus vers le village à travers bois et avons atteint l’église paroissiale Saint-Michel et son ancien presbytère : en 1618 existaient deux églises, Saint-Michel et Notre-Dame mais cette dernière a été rasée à la révolution.  

Dans ce village, aujourd’hui traversé par une départementale très fréquentée, on distingue donc la partie « bourgade » dans laquelle nous sommes arrivés, de la partie « médiévale » de l’autre côté de la route. Mais au Moyen-Age, c’est l’actuelle Rue de la Bourgade qui était la rue principale, alors qu’au niveau de l’actuelle route existait un mail où se tenaient les marchés.

Nous empruntons cette rue de la Bourgade où existent encore de très belles demeures du XVI° siècle, dont une où aurait séjourné René Char et qui est en cours de rénovation, et une autre dite « ancienne maison romane » démontée pierre après pierre dans les années trente.

Nous rejoignons la départementale au niveau des remparts médiévaux, et entrons donc dans l’autre partie du village, jusqu’à la place des Marronniers, entourée de belles demeures du XVI° siècle, dont une a été une ancienne gendarmerie. Nous découvrons qu’existent d’autres remparts, ceux qui enserrent le « château » aujourd’hui rénové, privé et non visible.

Par de petites ruelles, nous descendons vers une ancienne porte dans les remparts, la Porte Notre-Dame, puis découvrons une ancienne maison romane en partie restaurée, avec une belle salle voutée, attenante aux remparts.

De retour sur l’axe routier, nous nous attablons autour d’une glace ou d’une bière, puis revenons vers notre point de départ après une halte à la Chapelle des Pénitents Blancs du XVII° siècle qui attend sa rénovation.

Une agréable randonnée de printemps très fleurie. Merci à Sabrina pour cette découverte de Céreste.

J.P