Ce lundi 23 mars, début de notre semaine de randonnées dans les Maures et l’Esterel.
J 1
Le Plateau de Lambert et la Chartreuse de la Verne
Collobrières (83)
23 / 03 / 2026
Nous sommes 25 à découvrir une belle forêt de chênes liège, chênes verts et châtaigniers dans la réserve biologique intégrale des Maures. Nous traversons également la garrigue avec des arbousiers, cistes, filaires, bruyères arborescentes en fleur, lavandes papillon, asphodèles, cytises en fleur… Magnifique.
A la fin de notre randonnée du jour, nous visitons la Chartreuse de la Verne, perchée sur un promontoire rocheux, occupée par des moniales depuis 1986 et sa reconstruction débutée en 1968. Un lieu hors du temps.
Brigitte P
J 2
Le Pic du Cap Roux
Saint-Raphaël (83)
24 / 03 / 2026
Le massif de l'Estérel, entre Méditerranée et Provence, représente un massif de 32 000 hectares dont près de la moitié sont classés zone « Natura 2000 ». Le massif s'étend sur les communes de Saint-Raphaël, Fréjus, Bagnols-en-Forêt et les Adrets de l’Estérel. Le massif a subi une très forte érosion ce qui ne permet plus de voir la forme de l'édifice volcanique initial. Il est majoritairement composé de roches porphyriques (volcaniques), notamment de rhyolite qui lui donnent sa coloration rougeâtre. Rendez vous à La pointe du cap Roux, à la gare de Trayas. Nous abordons la randonnée par un sentier caillouteux qui nous élève du bord de mer jusqu’au col des Lentisques (263 m) par le ravin de Cazal de Boeuf. Une partie des marcheurs fera un aller retour au Pic d’Aurelle (323m). La vue nous permet de voir Cannes et le golfe de La Napoule. Nous reprenons une piste descendant depuis la baisse des sangliers vers le col de l’Evêque. Nous remontons par un sentier en direction du Pic du Cap Roux. A mi hauteur, nous faisons une halte pique-nique et nous nous séparons en 2 groupes. Le premier groupe prend un parcours transverse pour visiter l’oratoire, lié à l’ermitage de St Honorat, le deuxième accède au sommet et le col du Cap Roux. La Sainte Baume est la grotte de l'ermite Honorat d'Arles (saint Honorat). On suppose que saint Honorat est né à Trèves vers 370. Sa famille appartenait à l‘aristocratie gallo-romaine. Il se convertit très jeune, avec son frère Venantius, au christianisme. Devant l'afflux de pèlerins, il s'exila quelques années plus tard sur l'île la plus inhospitalière des îles de Lérins, à laquelle il donna son nom. Au fil des siècles d'autres ermites s'installèrent également dans la grotte. L'ascension du Pic Roux (423m) se déroule au milieu des pics de rhyolite amarante surgissant du vert sombre des subéraies de chênes liège. Au sommet une table d’orientation installée par le TCF, le Touring Club de France dans le début des années 1900 permet un 360° exceptionnel. Les deux groupes se retrouvent à la fontaine, qui coule à l’année, au niveau du parking de la Sainte Baume. Quelques courageux partiront visiter l’ermitage, le reste du groupe retrouvera la piste qui nous ramènera au col de l’Evêque puis aux voitures.
D+ 670 m. 6 heures de marche 12,5 km BM.
J 3
Cap Lardier
Cavalaire (83)
25 / 03 / 2026
Pour ce troisième jour, nous allons à Cavalaire où nous nous garons à proximité de la plage de Gigaro, lieu de départ. Quelques panneaux nous renseignent sur la faune, la faune et la situation géographique.
Le temps est ensoleillé, mais avec un vent frisquet.
Le sentier suit la côte et nous progressons vite vers la Pointe du Brouis, entre les buissons d’astragale barbe de Jupiter en fleurs, les cistes et les pistachiers lentisques, et bercés par le bruit des vagues.
Mais assez vite, le sentier devient pentu avec de hautes marches. Pendant que certains ménagent leur souffle et leurs genoux, d’autres poursuivent allègrement vers le Cap Lardier. Nous nous retrouvons tous sur une plage de la Baie de Briande pour le pique nique agrémenté de gâteaux et autres spécialités.
Ensuite, 3 courageux optent pour une version longue par le Cap Taillat, la route forestière de la Touraque puis la piste du Fer à Cheval, tandis que le reste du groupe se dirige vers l’intérieur des terres vers la Bastide Blanche avant de revenir sur la Plage de Brouis pour rejoindre le point de départ.
Au final : 13 Km, 380 m de dénivelé 4h30 de marche IBP 53
Nous partons ensuite vers Saint Tropez, où nous avons rendez vous avec une conférencière pour une visite guidée de ce village mythique.
C’est parti pour deux heures d’explications passionnantes. Après l’arrivée de Saint Tropez décapité sur une barque, belle légende sur la création du site, nous apprenons que ce petit village isolé, peuplé de marins et d’armateurs, s’est transformé suite à l’arrivée de Paul Signac en 1892, ébloui par la lumière et les paysages sauvages. De nombreux autres peintres suivront, puis des écrivains dont Colette., avant l’arrivée de célébrités plus jet set avec notre BB nationale.
La guide nous invite à revenir pour visiter le musée de l’Annonciade, la citadelle et le cimetière marin ou participer à la Bravade.
Cette visite passionnante nous laisse transis mais documentés sur l’histoire de ce village.
E R
J 4
Le Point de vue des Avalans depuis le Bois de La Gaillarde
Roquebrune-sur-Argens (83)
26 / 03 / 2026
Après une nuit très venteuse, seuls 16 randonneurs se trouvent au départ de cette randonnée au-dessus des Issambres (Commune de Roquebrune sur Argens).
La randonnée se déroule sur les dernières crêtes des Maures au-dessus-du quartier de La Gaillarde.
Toute la journée nous serons dans une ambiance de maquis plus ou moins clairsemés. Nous aurons l’occasion de voir deux dolmens. Le premier celui du bois de La Gaillarde ne présentent plus que des vestiges sommaires. Le deuxième, mieux conservé, est situé dans un pare-feu dans le quartier des Avelans.
L’itinéraire ondule entre crêtes et vallons avec des magnifiques vues sur la côte. Finalement le vent n’aura pas gêné notre rando sauf sur quelques cols mal orientés.
Le groupe homogène permet une progression rapide et nous serons de retour au VVF vers 16H00.
Rando de12 km et 430m de dlée – IBP : 55
JC
J 5
Le Lac de l’Avellan et le Mont Vinaigre
Fréjus (83)
27 / 03 / 2026
Comme toujours, longer la côte, affronter la circulation, traverser la ville et ses ronds-points puis enfin, nous voici à pied d’œuvre au bord d’une piste que nous laisserons bientôt pour des sentiers plus sauvages. De grands eucalyptus aux troncs lisses et blancs attirent notre attention. Ils ont visiblement été plantés par l’Office des forêts au milieu des pins et des plantes caractéristiques du maquis que nous commençons à bien connaître : chênes liège, chênes verts, bruyères, filaires, lavandes stoechas, cistes, etc. Sur le bas-côté, nous découvrons une touffe d’iris sauvages en fleurs qui fait notre bonheur. Puis nous croisons deux ornithologues armés de super téléobjectifs qui observent la nidification des faucons pèlerins sur les rochers qui dominent la piste. La pause banane se fera sous un eucalyptus de Gunn (d’après Alain, notre savant botaniste) et face à la belle et grande maison forestière de Malpey malheureusement à l’abandon, que quelques-uns iront rapidement explorer. Le cheminement se fait par d’étroits sentiers caillouteux avec en ligne de mire le mont Vinaigre que nous atteindrons juste à midi. C’est le point culminant du massif de l’Esterel (618 m.). Autant dire que de là, la vue est magnifique : la côte à perte de vue et au loin, les sommets enneigés du Mercantour. Le nom de ce mont nous interroge mais on ne s’aventurera pas à en donner la signification. Allez voir sur Internet, cela va de l’étymologie la plus fantaisiste (genre vin-aigre) à la plus sérieuse (origine pré-indo européenne où le suffixe Ven-Vin désigne un sommet, une crête comme dans Ventoux ou Ventabren...). On dit que le mont Vinaigre était le repaire de brigands : Gaspard de Besse (1757-1781), qui détroussait les voyageurs et agents du fisc au XVIIIe siècle, s'y abritait. Son histoire inspira Jean Aicard pour son roman Maurin des Maures. C'était aussi le refuge des forçats évadés du bagne de Toulon. Et un abri pour les résistants durant la dernière guerre.
En tout cas, sa couleur rouge et la forme de ses rochers en font un site remarquable.
Le retour nous fait passer par le lac de l’Avelan (un peu à sec et boueux) puis après une belle petite montée, nous pouvons regagner nos voitures.
Environ 14 km et 510 m. pour cette belle randonnée sous le soleil.
J 6
Le Pic du Perthus Oriental
28 / 03 / 2026
Nous sommes 21 au départ de cette randonnée qui clôture le séjour.
Nous longeons le ravin du Bagnolin puis évoluons au milieu des asphodèles, cistes, lavandes papillon et autres arbustes. Un pur ravissement avant d'atteindre le ravin du Gratadis qui nous emmène à un sympathique petit lac où nous posons nos sacs.
Après avoir franchi le col Aubert (86m) et le col du Baladou (165m), nous arrivons au col du Perthus.
La montée vers le Pic du Perthus oriental s'avère un peu raide. Le sommet est étroit et il faudra faire des allers-retours pour trouver un espace propice au pique-nique.
Après la descente, une question se pose : continuer vers le Perthus occidental, environ 2h30 de marche, ou prendre un raccourci pour arriver plus rapidement aux voitures ?
La fatigue ou l'envie de rejoindre plus vite la maison ? C'est en tout cas cette dernière proposition que nous choisissons.
Mais au bout du sentier, une surprise nous attend : un escarpement difficile à franchir !
Qui a une corde dans son sac ? Lucien bien sûr ! Guy et Joël l'aident à nous faire descendre, nous pouvons rejoindre nos véhicules ! Merci à tous les trois.
Fin du séjour !
Un grand merci à Joël pour l'organisation et à l'ensemble de la troupe pour la bonne ambiance.
Et pour finir un petit Bonus