Niozelles Pierrerue Pibouret
Niozelles (04)
08 / 03 / 2026
Nous étions 29 participants à cette randonnée dominicale, proposée et menée par Patrick.
Le départ était fixé à 9 heures. Arrivés à Niozelles, nous avons pris la direction du sentier de randonnée, après avoir traversé la route départementale.
Tout de suite nous sommes rentrés dans le vif du sujet, par une belle grimpette. Le temps se prêtait bien à notre passion favorite. Le petit sentier nous a conduit sur un plateau ; les champs sont verts grâce aux cultures céréalières et fourragères et au semaines arrosées... Au loin se dessinent les sommets encore enneigés.
Le cheminement est agréable. Parfois nous suivons des sentiers qui autrefois étaient des chemins de belle taille, desservant les champs cultivés et les fermes éparses. Quelques murets agonisants nous rappellent le travail ardu des habitants de ces contrées.
Nous nous retrouvons aux abords du village de Pierrerue que nous évitons, pour nous diriger vers les hameaux de Saint Pierre, Les Magnans et Les Nevières.
A noter que l’origine du nom de Pierrerue (dont les premières traces écrites (chartes du XI ème siècle) remontent aux années 1166/1179. Il est formé de l’occitan ‘’peira’’ (pierre/rocher) et de l’ancien occitan ‘’rua’’ (rugosité), soit Peira Rua.
Nous passons à côté de la rivière de ce village, qui prend sa source sur le territoire limitrophe de Forcalquier ; une belle cascade arrose le ravin de Fontanié, au pied duquel existait un moulin. Ce ru va ensuite grossir le ravin de Monnessargues. Il est orienté Nord/ouest – Sud/est.
Le terrain est de formation calcaire provençale, daté du Jurassique supérieur et Crétacé inférieur.
Pour la petite histoire, en l’an 1229, le Comte de Provence Raymond Beranger IV, oblige les marchands à éviter la route de Manosque à la Brillanne, pour remonter de Basse en Haute Pce et détourne le trafic par la Bastide des Jourdans, Lincel, Forcalquier et Pierrerue, pour rejoindre la vallée de la Durance. Cette voie passait sur le pont de la Lèche en dessous Pierrerue.
La culture de la vigne était importante sur le secteur Pierrerue-Niozelles (respectivement 36 ha et 20 ha) jusqu’au XXème siècle. Nous passons d’ailleurs à côté de champs où quelques pieds de vigne finissent de disparaître.
A partir de hameau de St Pierre nous reprenons le chemin vers Niozelles. Notre pique nic est pris au dessus de la campagne de Varon. Une belle récolte de morilles est faite par Josiane, que nous nommerons désormais œil de lynx !
Après le repas, Patrick nous amène vers un point de vue : Pibouret, d’où l’on peut observer le hameau des Tourettes, le Timon, les Mourres et la colline de la Fare, oppidum où a été découvert la tombe d’un chef gaulois. Celle-ci est reconstituée au Musée de la préhistoire à Quinson.
De retour nous traversons à nouveau la campagne verdoyante, jusqu’à Niozelles que nous atteignons vers 15 heures.
Un petit mot sur ce village qui se situe dans la vallée du Beuveron et qui va rencontrer la vallée du Lauzon sur son territoire. L’étymologie de son nom viendrait de l’occitan Nyos (les nuages) et célas (couvent), ce qui est traduit par certains « le couvent des nuages » et par d’autres « le nouveau couvent ». A vous de choisir...A noter que l’origine du nom du cirque de Navacelles a les mêmes racines occitanes.
Dénivelée : 350 mètres
Distance parcourue : 13,5 Km.
Merci Patrick pour cette belle découverte ou re-découverte tout près de chez nous.
Lucien