De Plaisians à La Nible

Plaisians (26)

15  /  02  /  2026

 

Rendez vous à Plaisians, petit village à part, isolé, situé dans un cul de sac à 11Km de Buis-les-Baronnies. Pour sy rendre, il faut franchir une clue : deux rochers de calcaire qui semblent sembrasser mais qui laissent un étroit passage tracé dans le temps par la rivière en contrebas, le Derboux. Nous sommes 12 randonneurs qui veulent profiter d’une accalmie météorologique, en ce début d’année si pluvieux. Menés par Joël et Betty nous empruntons la route qui mène à Aiguières, petit hameau qui se trouve derrière un col,  et dépassons à l’entrée une source d’eau abondante coulant dans la fontaine prénommée la « Petite Meuse ». Nous profitons d’un magnifique panorama sur la face nord du Mont Ventoux enneigé. A la sortie du hameau nous quittons la route pour un sentier qui monte en direction du col Guilbert (1135m). Petite pause avant de rejoindre une piste direction plein ouest vers le col de Font Combran. Puis variante pour grimper dans la neige vers le rocher des Toures et profiter du panorama à 180°C incluant la Drôme Provençale, la montagne de Geine (prochaine reco ?) la vallée du Toulourenc et le mont Ventoux.  Retour  par le  PR vers Font Combran où nous nous arrêtons pour la pause déjeuner ensoleillée. Une battue est en cours et nous saluons le chasseur en attente du gibier.

Nous repartons sur le GR 9, agréable sentier descendant dans la forêt d’où nous avons une jolie vue sur la montagne Angéle et le  Devoluy. Puis direction plein sud dans un dévers surmontant la vallée du Ménon et retour vers l’est par le PR en direction de Plaisians.

 Nous passerons à proximité de la fontaine des Marins mais nallez pas chercher de marins  ! Cette vaste demeure accrochée à 820 mètres daltitude, au bout dun chemin rocailleux,  doit son nom à la famille « Marins » qui loccupa pendant prés dun siècle.  Au début du 19 éme siècle, l’épidémie de choléra fait rage dans tout le sud de la France. Les habitants de Brantes, situés dans le creux de la vallée du Toulourenc quittent leur village pour se réfugier sur les hauteurs, pensant y trouver un air moins corrompu. Escaladant le col dAiguières, ils finissent par se réfugier dans ce qui nest alors quune bergerie située à coté dune source sur le haut de Plaisians. Dans leurs bagages ils emportent le centre de la vie communautaire dalors : le four à pain du village. La tradition orale raconte quil fallut 7 grosses charrettes à bœufs munies d’énormes roues pleines pour transporter la totalité des pierres de limposant four. Le choléra parti, les Brantois, impatients de retrouver leur village du Toulourenc, renoncèrent à ramener ce four si encombrant. Ils le laissèrent donc dans la bergerie de Plaisians (dont les « Marins » feront ultérieurement une ferme).

Laissée à labandon quelques années, la ferme  a été rachetée par François Grunewald, chargé de missions daide au développement agricole dans le tiers monde.   Depuis, la vaste demeure a été transformée en bureau doù, grâce à Internet et aux nouveaux moyens de communication, ce consultant indépendant reste en contact avec les gouvernements et organismes internationaux du monde entier.

 

Retour aux voitures et rendez vous à Montbrun pour partager collations et biscuits.

 

D+ 619 m. 5 heures de marche  12,5 km

 

 

BM.