Le plateau des Courennes (84)
8 / 02 / 2026
15 randonneurs se sont retrouvés, vers 8h30, d’abord sur la départementale à la sortie de Céreste en Luberon, un peu au-delà de la confluence entre le Calavon et l’Encrême, et ensuite au hameau des Fouix, dans les collines en contrebas de Viens, d’où nous sommes partis à pied conduits par Patrick et Danielle.
Nous sommes d’abord remontés vers le Nord, par un sentier très embroussaillé, sous le plateau de Laurun à l’extrémité duquel se situait l’ancien oppidum de la Vache d’Or. Nous avons ensuite atteint le hameau des Faysses puis avons en partie redescendu le ravin des Fouix avant d’atteindre une petite retenue d’eau au bord de laquelle nous avons fait notre pause de la matinée.
Puis nous avons grimpé sur le coteau de Paris sur lequel existait un autre oppidum dont nous avons vu des restes de murailles : ces oppida ont été occupés du IXe siècle avant notre ère jusqu’au IIe siècle avant notre ère (conquête romaine), et servaient d’habitat ou de poste de guet ou de sanctuaire.
Nous avons quitté cette butte, et avons traversé le plateau des Courennes, avec sur notre gauche le hameau des Hautes Courennes et sur notre droite, au loin, le village de Viens reconnaissable par la tour de son château. Nous avons contourné le plateau, avons longé une muraille de pierres correspondant à un autre oppidum dit des Courennes et avons atteint l’église Notre Dame des Courennes, très bien restaurée, et sa vue panoramique sur le village de St Martin de Castillon et sur la chaîne du Luberon surmontée de nuages.
Nous avons pique-niqué dans la partie arrière de l’église, à l’abri, car une petite pluie avait commencé à tomber à notre arrivée, puis Patrick nous a expliqué qu’au IXe siècle de notre ère existait sur le plateau un monastère de Bénédictines, auquel cette église aurait appartenu, qu’ensuite les guerres entre catholiques et protestants au XVIe siècle ont ravagé cette contrée, qu’enfin en 1973 a été créée, la communauté de Berdine, à la fois communauté d’accueil et exploitation agricole, dont le cimetière jouxte l’église Notre Dame.
Nous sommes repartis sous le crachin et avons atteint le hameau des Basses Courennes et sa petite église du XXe siècle qui est le cœur de la communauté. Puis nous avons entamé notre descente, par des chemins très boueux et le long des champs gorgés d’eau, vers le hameau des Fouix.
Une belle randonnée d’hiver dans un lieu assez isolé et méconnu (12 Km, 450 m de dénivelé, et 5 heures de marche).
J.P