SEJOUR DANS LES PYRENEES

du 22 au 29 août 2021

 

Jour 1 – Lundi 23 - Le Cirque de Troumouse

 

 Petit déj à 7H30 pour un départ à 8H30 de notre hébergement, l’Auberge du Maillet (1813 m), pour les 18 randonneurs. Le temps est brumeux malgré des prévisions de beau temps ensoleillé…

 

Nous prenons dans l’alpage la descente vers Héas en suivant le ruisseau du Cot, puis assez rapidement une passerelle nous permet de rejoindre le Gave des Touyères. Le sentier passe dans une vallée verdoyante qui monte progressivement vers le lac des aires.

A mi-pente, le sentier devient plus raide et grimpe en lacet. C’est là, qu’une génisse mal lunée, qui venait à notre rencontre se met à charger notre amie Sylvie, qui par réflexe de défense a glissé dans la pente herbeuse sans toutefois se faire trop mal… !

 

Parvenu au pied du cirque de Troumouse, nous admirons ce beau cirque qui est le plus ouvert et le plus grand du secteur avec ses 11 kms de longueur. Nous le suivons jusqu’aux lacs des aires qui sont à secs. Un petit détour nous permet d’aller voir l’ancienne cabane des Aires avec son enclos inséré au milieu des roches et en partie bordé de lauzes dressées.

C’est sur un mamelon herbeux avec vue sur un des lacs encore en eau que nous prendrons notre pique-nique sous un soleil intermittent qui enfin a percé l’épaisse couche de brume...

 

Nous poursuivons notre tour intérieur du cirque en joignant la vierge de Troumouse (2121 m), juchée sur une petite élévation qui offre le point de vue le plus admirable sur le cirque de Troumouse. Redescente vers notre auberge par le PR d’accès direct en suivant le ruisseau du Gabièdou.

 

Retour à l’Auberge vers 17H00 en même temps que le retour de la brume.

Rando de 11,5 km, 605 m de dénivelée et IBP de 89

 

JC

 

Jour 2 – Mardi 24 - La brèche de Rolland

 

 Nous sommes partis du gîte  pour la brèche de roland sous un épais brouillard

Arrivés au col des tentes près de Gavarnie pour le départ de la rando, nous cheminerons toujours sous le même épais brouillard jusqu’au refuge situé avant la brèche de Roland ds le massif du Mt Perdu à 1800m d’altitude.
Le ciel se dégage un peu avant midi et nous permet d’admirer des paysages grandioses
Nous entamons une montée raide et glissante pour rejoindre la brèche et admirer le paysage côté Espagne
La brèche de Roland.... Cette trouée de 40m de large par 70m de haut est impressionnante
La légende raconte que Roland neveu de Charlemagne  a tenté de briser son épée Durandal contre la roche à la suite de la bataille de Roncevaux.
L’épée ne se brisant pas il l’a lancé et elle s’est plantée à Rocamadour à 300km de là .
Redescente rapide en revenant sur nos pas
Ce qui nous permet de profiter de jolis points de vues que nous n’avons pas eu à l’aller
11km et 800m de dénivelé qui se terminent au bar de Gedres devant un pot

 

MM

 

 

Jour 3 – Mercredi 25 - Le Cirque d'Estaubé

 

 L'horizon est bien dégagé ce matin.  Nous partons à pied de l'auberge et tranquillement nous abordons la montée, en profitant pleinement du paysage.

Le long du chemin nous grappillons quelques myrtilles et un peu plus loin un massif de framboisiers nous impose une halte !

Après une heure environ, le lac des Gloriettes est en vue en contrebas. Nous amorçons la descente et dans notre lancée nous ratons notre sentier. Peu importe nous arrivons au lac d'une autre manière. Nous faisons une pause et observons des vautours qui doivent nicher dans les falaises en face.

Puis nous remontons le Gave d'Estaubé qui s'écoule dans un magnifique paysage. Vers midi nous atteignons une cabane. Nous pourrions manger là mais le ciel se couvre et nous décidons de poursuivre vers la cascade de Pla d'Ailhet qui se trouve au fond du cirque.

La pluie arrive, il faut sortir les capes. Nous atteignons enfin la cascade dont la vue récompense notre ardeur. Les rochers qui l'entourent nous offrent un abri pour pique-niquer. Bientôt le soleil revient. Nous reprenons le chemin du retour tandis que quatre d'entre nous vont explorer les hauteurs. Notre groupe se sépare, les uns rive droite, les autres rive gauche,en chemin on peut même prendre un bain de pied. Nous nous rejoignons au lac. Liliane nous lit une histoire avant d'entreprendre la sévère remontée par le bon sentier cette fois.

Nous arrivons à notre hébergement vers 17h30. Nous pensions que ce serait une rando facile : 19 kms, 700 m de dénivelé !

C.B.

 

Jour 4 – Jeudi 26 - Le Cirque de Gavarnie

 

 Les filles et les gars de Haute Provence remontent les gaves pyrénéens. Aujourd'hui, jeudi 26 aout, c'est le Gave de Pau.

Le pas souple et sûr, le mollet léger et la jambe alerte ;-), ils avalent la côte foulant l'herbe bien verte et les premières noisettes, humant au passage la fragrance subtile des oeillets mauves finement dentelés. A l'ubac, ils profitent de l'ombre fraîche des frênes puis de celle des pins et laissent bientôt, là-bas, tout en bas, le village de Gavarnie.
Le long du chemin caladé, l'œil accroché aux panoramas somptueux, ils croisent les ombellifères, les pissenlits et les chardons argentés, les tiges délicates des pimprenelles et les pourpiers, et aussi les bourdons, les papillons, abeilles, fourmis, grillons, ... les mille petites bêtes qui vivent ici. En cette fin d'été les colchiques forment des prairies et dressent vers le ciel leurs pétales roses, les renoncules piquent de blanc les parterres moussus.
Les plaisanteries et les bons mots courent d'une oreille à l'autre. Rien ne les arrête si ce n'est le bruit d'un moteur (marque? puissance? la faucheuse tirée par un tracteur sera vite repérée à travers les arbres dans la pente du versant opposé) et le contrôle espiègle du passe sanitaire de chaque membre du groupe réalisé en plein champ par un vrai faux service civique employé par le Parc naturel des Pyrénées...
Un chemin en balcon permet l'avancée vers le cirque. Ici, l'eau est partout, tombant du surplomb des rochers en goutte à goutte et formant des douches en pointillé le long du sentier. Elle arrose les parois et le vert translucide des grassettes. Elle forme cette très haute cascade (423 mètres, excusez du peu!) ornant le Cirque, déboule en grondant au détour du chemin, offre une crique suffisante pour tremper pieds, mollets, jambes pour les plus audacieux (elle est un peu froide!). Souvent on l'entend circuler, on devine pas loin le torrent qui dévale la montagne.

SG

 

 

 

Jour 5 – Vendredi 27 - Les lacs de Cestrède et d’Antarrouyes

Nous partons du parking des granges de Bué à Gèdre pour une rando en aller/retour.

 

Nous partons au niveau des cabanes de l’alpage par un sentier qui suit la lisière de la forêt.

Nous poursuivons par un sentier assez raide. Peu après notre pause « banane » nous découvrons un ouvrage insolite : une passerelle métallique couverte qui permet d’accéder à l’entrée d’une ancienne mine métallifère (Amas de Tungstène et Molybdène sous la forme de scheelite, molybdénite et galène).

 

Un dernier ressaut raide nous permet d’atteindre le lac de Cestrède (1964m), puis par un passage escarpé nous parvenons au bout d’1 km au lac perché d’Antarrouyes (2009m) aux couleurs turquoises.

Ce sera le lieu de notre pique-nique, et aussi de nos ébats aquatiques.

 

Retour par le même sentier, avec un arrêt à Gèdre pour une collation bien méritée…

Rando de 9 kms - 810 m de dénivelée - IBP de 100

 

JC

 

Jour 6 – Samedi 28 août – Le Pic du Midi

 

Voilà … notre séjour tire à sa fin.

Aujourd'hui, visite du pic du Midi de Bigorre. Rendez-vous est pris au départ du téléphérique de La Mongie. En l'espace de peu de temps nous effectuons 1,000 mètres de dénivelée… waouhou, ça décoiffe ; malgré quelques vagues de brumes le temps est parfait pour admirer le paysage grandiose qui s'offre autour de nous.

Bien sûr nous aurions pu partir à pied du col du Tourmalet … mais il faut compter entre 2h30 et 3 heures de marche, pour atteindre le sommet qui se trouve à 2,876 mètres et sur lequel sont installés depuis le début du 20ème siècle un observatoire astronomique et par la suite un immense relais de télévision et des radars liés à la défense nationale.

La première impression en arrivant c'est de se trouver sur un immense porte avion. C'est un lieu magique.

Rapidement nous sommes pris en charge par un guide qui nous conduit dans une ancienne coupole transformée en planétarium, avec vidéo qui nous fait parcourir les constellations de notre système solaire, les planètes et bien au-delà… avec la musique appropriée pour ce genre de voyage et assis confortablement dans des sièges adaptés nous sombrons dans un rêve intersidéral. A signaler la muséographie fraîchement revue qui est admirable.

Puis un autre intervenant nous emmène sur les terrasses qui dominent le site et avec beaucoup de passion nous fait une lecture de paysages à 360°. Et là… nous découvrons l'étendue de ces belles montagnes des Pyrénées, 130 km de large et plusieurs centaines de km, d'est en ouest. De loin en loin d’innombrables sommets à plus de 3,000 mètres, dont certains en Espagne.

Mais le flot de paroles de notre homme est interrompu par le maître d'hôtel qui nous réclame au restaurant gastronomique d'altitude.

Un enchantement que ce menu, dégusté à cette altitude, dans un cadre et un service de choix.

Liliane a vraiment pensé à tout et la partition est sans fausse note.

Ensuite visite libre sur les terrasses, photos sur la passerelle au-dessus du vide, boissons dans le bar, (pas plus chères qu'à Banon!).

Il faut penser au retour, nous sommes un peu nostalgique de cette parenthèse si près des étoiles.

Sur la route nous avons croisé, outre les touristes nombreux, beaucoup de bovins, d'ovins et des lamas en toute liberté…

 

A tous ceux qui ne connaissent pas, si vous allez dans la région, faites le détour.

 

LM