La Crête de Gerruen

Authon 04

01 / 08 /2021

 

Lors de notre approche en voiture, nous voyons que les derniers nuages de la nuit, las d’avoir pourchassé en vain la lune, s’accrochent en moutonnant en bordure de la falaise de Gerruen.

La veille nous avons sacrifié quelques offrandes au dieu Google qui en retour nous a assuré que la météo serait bonne. C’est donc tout à fait confiants que nous débutons cette journée de randonnée à partir du col de Fontbelle. Le fond de l’air est frais et le soleil encore en mode pause.

Chaussés de lourdes chaussures mais d’un pas léger nous cheminons sur un agréable sentier qui va nous conduire jusqu’à la crête de la montagne. Notre progression est lente, voire très lente pour certains d’entre nous, car la floraison encore bien généreuse invite à faire de nombreux arrêts.

Après l’inévitable « pause grignotage » nous poursuivons notre ascension le long de la falaise de Gerruen. La vue qui s’offre à nous est vaste et nous ne nous apercevons presque pas que la pente est devenue plus sévère. Nous atteignons rapidement la prairie sommitale, et c’est là que nous rencontrons les premières « étoiles des Alpes ».

Tout au long de la montée, le groupe s’est longuement étiré, le regroupement s’effectue à la croix qui marque le sommet à 1880 m d’altitude.

Le pique-nique est alors bienvenu. C’est un moment de partage toujours aussi convivial.

Nous songeons toute fois à continuer notre randonnée à la rencontre « d’étoiles des glaciers ». Nous commençons la descente au travers d’une vaste pelouse alpine, notre quête d’immortelles des Alpes »  est enfin récompensée, nous sommes en présence d’une voie lactée « d’étoiles d’argent » !

Peu avant d’atteindre le sentier du retour, nous dérangeons la sieste méridienne d’un chevreuil. Il ne semble pas nous en tenir rigueur car il nous offre pendant quelques secondes le spectacle de sa fuite bondissante pleine de grâce et d’agilité.

La descente vers le point de départ est longue mais ne présente aucune difficulté. Lorsque les premiers arrivent aux voitures les retardataires (toujours les mêmes !) sont encore en train de bavarder dans les derniers lacets.

Pour conclure le compte-rendu de cette belle journée en montagne, qui nous a permis de tout, tout, tout savoir (air connu) sur… l’Edelweiss voici une courte citation de l’écrivain voyageur Sylvain Tesson :

« L’Edelweiss, fleur solaire couleur de lune. »

Au final : 16 km, 680m de dénivelé, 5h de marche, IBP 79

 

 

A R