Les Ocres de la colline de la Bruyère

 Villars (84)

 11 / 03 / 2020

  

31 marcheurs au départ ce mercredi matin : un véritable plébiscite pour cette randonnée à la découverte des ocres, organisée par Patrice Levasseur. Il faut dire qu’il avait travaillé la question et était prêt à nous donner tous les détails sur ce qu’on allait voir au long du parcours.

D’abord le trou des Américains, une mare éphémère qui abrite une grande biodiversité dont deux espèces protégées de crapauds : le pélobate cultripède, alias crapaud à couteaux et le pélodyte ponctué, le fameux crapaud persillé (non comestible malgré son nom). Nous poursuivons notre chemin au milieu des bruyères et des cistes, dominant les falaises d’ocre. Patrice en profite pour nous parler de géologie.

 

 (je cite : « Les massifs ocreux du Vaucluse ont été formés par une accumulation de sables qui date de 110 millions d'années qui ont été enrichis d'une argile d'origine marine : la GLAUCONIE. L'altération et l'oxydation des sables ont entrainé ses différentes teintes d'ocres »).

 

 L’exploitation de l’ocre a débuté en 1780 et a eu son heure de gloire dans les années 1929 (40.000 t. produites) pour n’être plus aujourd’hui que résiduelle (1.000 t produites à Gargas). Il nous explique les différentes phases de l’exploitation : extraire la roche en creusant des galeries, la nettoyer de ses sables dans des canaux, l’amener dans des bassins de décantation, la recueillir dans des wagonnets pour être transporter à l’usine pour broyage et cuisson puis expédition.

Tout le parcours est semé d’éléments qui témoignent du travail des ocriers : traces de canaux, vannes, rails, treuils, chariots, etc.

Munis de nos lampes, nous pénétrons dans les galeries à l’abandon : véritables labyrinthes impressionnants par leur hauteur, leur volume et ce que cela dit du dur labeur des hommes. La randonnée bat le record de photos : chacun veut garder le souvenir de ce paysage magnifique où la roche se déploie en des formes étonnantes et offre une palette d’infinies nuances du jaune au brun rouge en passant par l’orangé, le rose, etc.

Tout au long de la balade, Patrice nous compte et nous recompte mais finalement, personne ne s’est perdu dans les galeries. Nous serons bien 31 au retour.

 

Au final : 10 km, 4h de marche pour 350 m de dénivelé, IBP 31

D.M.