Montagne de Vautubière  et chapelle de la Consolation Jouques (13)

 5 /02/2020

 

 

Rendez-vous est donné par Robert sur la place principale de Jouques pour cette très belle randonnée. Après une journée de mistral tempétueux le ciel est clément et très lumineux.

 

Le petit groupe constitué de 7 randonneurs découvre le très beau village de Jouques construit au pied d’une colline ou fut édifié un château et un premier village aujourd’hui disparu. Cette commune est marquée aussi par la création d’un hameau forestage pour les Harkis et leurs familles (1963 – 1995). Ironie de l’histoire le Saint-patron de la commune est Saint-Baqui, un martyr Syrien dont la commune a longtemps conservé les reliques.

Nous faisons un détour par la chapelle Notre- Dame de la Roque (XIIéme siècle) érigée au sommet de la colline qui domine le village. A noter qu’un ami à 4 pattes s’est joint à nous. Un second prendra le relai l’après-midi….

 

Nous montons ensuite sur le plateau de Bèdes direction plein Est. Une seconde chapelle (Notre-Dame) balise notre chemin vers la montagne de Vautubière. Nous entamons l’ascension de cette montagne par le flanc sud -ouest. La montée au milieu des chênes verts, des cystes blanchâtres et des romarins est très progressive. L’arrivée au sommet au pied de la vigie des pompiers nous offre un panorama à 360°. Le ciel très pur nous donne un aperçu à perte de vue sur tous les massifs environnants.

 

Nous redescendons plein Est par le bois de la Séouve jusqu’aux premières vignes qui abriteront notre pause de midi. 

 

Retraversée du plateau de Bèdes vers l’Ouest, via les ruines de Villemus (ancienne usine de pipes en terre cuite).

Le paysage change. Nous sommes désormais au milieu des pins d’Alep qui ont conquis ces anciennes terres occupées par les paysans. Nous longeons des courtes mais profondes gorges qui isolent un promontoire rocheux sur lequel a été édifiée la Chapelle Notre-Dame de Consolation. Nous surplombons la Durance et pouvons apercevoir le Luberon et le Mont Ventoux. Le site est hors du temps à la fois si près de la Durance et du bruit permanent de l’A51, et pourtant si plein de secret et de sérénité.

 

Le retour se fait par la traversée des gorges. L’endroit est là aussi insolite, sombre, voire inquiétant, chargée d’une histoire que l’on devine très ancienne. La remontée sur le plateau nous permet de découvrir les fameuses cabanes en pierres sèches, imperméabilisées avec de la terre, qui font l’originalité de ces « fausses bories ». La commune en possèderait plus d’une centaine….

 

Repli vers 16H00 aux voitures après 20km et 450m de dénivelée (IBP = 60). Nous remercions Robert pour cette belle et riche randonnée.

 

 

 

 

 

JC