Le Vieux Noyers - le Pas de L'Essaillon

11/12/2019

 

16,5 km et 730m de dénivelé,

Animateurs Nicole et Louis Boulet

 

Nous étions 15 participants à nous retrouver, après co-voiturage, au départ de la chapelle de la Cure (630 m) à Bevons (04), la pluie annoncée pour l'après midi ne nous ayant pas découragés.

 

Après une montée facile par le col de St Pensier (730 m), l’arrivée au pas de l'Essaillon nous permit d'embrasser le vaste panorama du Gapençais (montagne de Bure aux Trois Evêchés) et nous nous fîmes le plaisir en bons chrétiens droits dans nos bottes de nous hisser sur la crête verticale de la roche Impie.

 

En continuant par la chapelle en ruine de Saint-Bevons et la belle combe plein sud dans laquelle s'insère la ferme du Durban, exploitation agricole en activité dans un splendide isolement, une remontée assez raide nous amena à ce qui subsiste du village du Vieux Noyer, dont mention est faite dès la fin du XIIème, prérogative qui n'est pas donnée à tout le monde. La taille imposante de sa belle église romane témoigne d'un peuplement conséquent et d'une foi tout autant.

 

Une participante, spécialiste en Wikipedia, nous apprit que jusqu'à la Révolution, la commune du Vieux Noyer, qui comme son nom l'indique tire son nom de l'arbre nouiès -dans la langue de Mistral-, ne payait pas l'impôt (la queste) aux comtes de Provence dont elle dépendait. Au XVIIème Noyer s'est trouvé sur la ligne sanitaire qui protégeait de l'épidémie de la

peste. A nous donner envie de relire « Un hussard sur le toit ». Au XVIIIème, le village fut abandonné au profit d'un peuplement dans la vallée du Jabron et de son réseau routier.

 

Le pique-nique permit à notre président de faire une brillante démonstration de comment-allumer-un -feu-avec-du-bois mouillé et à notre vice(président) de grimper au plus haut d'un arbre pour ramener du bois mort pour l'alimenter.

 

L'après-midi aller-retour vers la chapelle Saint-Claude couverte de lauzes, encore intacte.

Notre retour vers le Vieux Noyer par le GR 946 qui fait le tour de la Montagne de Lure, se fit sous un léger grésil qui nous fit apprécier, tout autant que la randonnée, de retrouver les voitures avant la neige.

 

GB