La boucle des Aiguiers

Saint-Saturnin lès Apt

 27 / 10 / 2019

 

Par un dimanche agréablement ensoleillé, nous nous sommes retrouvés 18 à St Saturnin les Apt pour une rando à travers des aiguiers, couverts ou non, des bories, des cabanes en pierres sèches.

 

A 9 h 15, nous prenons le chemin des moulins, un seul est rénové,  puis rejoignons les ruines du château médiéval situé sur le rocher ; son ancien donjon et sa chapelle castrale rénovée, l’ancien village entouré de remparts ; nous prenons un sentier dans la garrigue puis en sous bois de chênes direction le sommet du Cluyer (1054m), nous atteignons un premier aiguier : l‘aiguier besson qui comporte deux bassins séparés par un pont de pierre, origine de son nom Besson qui signifie double en provençal. De l’autre côté du chemin, un second aiguier à ciel ouvert.

Nous prenons un joli sentier serpentant à travers une foret de chênes, de pins pour gravir jusqu’au Cluyer, avant le sommet nous voyons un magnifique troisième aiguier ; l’aiguier de Cluyer celui-ci fort bien restauré, aiguier couvert d’une borie  Nous atteignons le sommet du Cluyer, un plateau très agréable d’où nous découvrons une vue magnifique sur le Mont Ventoux, le Mourre Nègre, le Petit Luberon, les monts de Vaucluse. Nous profitons de ce paysage pour nous poser et apprécier paisiblement le spectacle. Après cela, nous reprenons le sentier sous les pins pour descendre et voir un quatrième aiguier : l’aiguier besson Baralier ; aiguier double couvert avec ses trois abreuvoirs en pierre taillée. A quelques mètres de là, la magnifique borie de Cassette en forme oblongue avec un décroché et une corniche, nous avons trouvé le lieu propice à un régal de repas où le partage des sucreries, croquants, chocolats, muffins nous gâte les papilles. Après une trop petite sieste aux dires de quelqu’un(e)s, nous poursuivons notre circuit au travers d’une forêt de pins pour découvrir un cinquième puis un sixième  aiguier ; l’aiguier Gayeoux ; implanté sur une grande dalle rocheuse creusée de rigoles faisant office d’impluvium.

Un chemin ombragé en sous bois de pins nous conduit vers le hameau de Travignon, hameau en ruine, déserté lors de la 1ère guerre mondiale où vivait encore à l’époque 30 personnes, les septième et huitième  aiguiers sont situés au dessus du village : les deux aiguiers deTravignon. Splendides spécimens couverts d’une voûte clavée en berceau pour l’un avec un bassin à ciel ouvert qui déverse son trop plein dans un second aiguier dont la façade pignon est percée d’une porte encadrée de trois monolithes. Tout autour une dalle présente des marques d’extraction de pierres ayant servi à la construction du hameau. Nous continuons par la visite du hameau puis descendons jusqu’au fond de la combe de Travignon. Ensuite, nous nous rendons jusqu’à une grande cabane avec à l’intérieur une cheminée aménagée dans l’épaisseur de la voûte. Magnifique ouvrage.  Au fil d’un petit sentier, celui-ci nous conduit jusqu’au neuvième  aiguier fort original par ses grandes dalles horizontales avec l’une d’elle comporte un trou pour puiser l’eau, une auge en pierre qui se déverse dans un abreuvoir taillé dans la dalle. Le chemin des Gavaniols nous amène jusqu’à notre dernier et dixième aiguier : l’aiguier des grognards . De là, nous rejoignons le ravin qui nous conduit jusqu’au chemin pour retrouver le château au coucher du soleil.

 

A 18 h, mais avec le changement d’horaire, presque à la nuit tombante, nous retrouvons, après 22 kms, 6 heures 30 de marche, de 980 m de dénivelé, le moulin et surtout nos voitures.  Un dernier « aiguier » nous attend ; le Bistro de mon père, pour apprécier une petite mousse délicieusement et savoureusement fraîche.