Crêtes de la Ste-Victoire

 

26/11/2017

 

 

 

Préambule :

 

Ce matin, en ouvrant les volets, le ciel est limpide, le temps calme : la journée s'annonce sous les meilleurs auspices. Profitons de la randonnée, proposée par Albert, pour aller prendre un bon bol d'air sur les crêtes de la Sainte-Victoire.

 

 

 

Nous nous retrouvons 23 à Vauvenargues, au pied du château de Picasso. Quand, après une courte descente, nous nous engageons sur le sentier des plaideurs, nous sommes confiants : nous aurons tout loisir d'argumenter pour défendre nos intérêts.

 

 

 

Ça se gâte :

 

Nous voulons du soleil, nous en aurons peu dans cette face plein nord. Malgré les rafales annoncées, nous souhaitons peu de vent : nous en aurons beaucoup. Alors, que la pente soit clémente et le sol accueillant à nos semelles, rien de tout ça.

 

 

 

Ce n'est pas pour autant que le moral est en berne, bien au contraire. Le paysage séduit, les éclairages de cette belle matinée révèlent tous les reliefs. Au loin le massif de l'Oisan est couvert de neige. Tout près, nous restons dans l'ombre ...sans doute par modestie !

 

 

 

La crête nous accueille :

 

Nous accueille ... façon de parler. Devenu violent, le vent nous oblige à un effort supplémentaire pour contrôler nos déplacements. Cependant, le paysage découvert au bord des falaises nous réconforte, mais la sensation de froid nous pénètre progressivement. Pas question de lambiner, nous marchons donc vers la croix de Provence qui nous semble fort loin.

 

 

 

Sur les Lapiaz, le cheminement est malaisé, les pieds doivent viser avec précision le meilleur endroit pour se poser. Mais le vent, malicieux, nous déséquilibre parfois, le pied rate alors son objectif. Victime d'une telle mésaventure, Chantal décore à « l'encre rouge » le devant de sa jambe. Vite soignée, vite consolée, la marche vers la croix reprend sans qu'elle semble se rapprocher.

 

 

 

A tout mérite, une récompense quand, enfin au pied de la croix de Provence, notre regard parcourt l'horizon. Encore un petit effort pour garder notre équilibre, nous descendons prudemment vers le monastère où nous espérions trouver protection contre la froidure du vent : il est fermé pour travaux... Plus loin, une plate-forme herbeuse, ombragée et ventée à souhait, accepte de nous recevoir l'espace d'un frugal repas.

 

 

 

Épilogue :

 

La proposition de sieste refusée, nous entamons vaillamment la descente.  Une tâche plus claire dans la forêt, due aux rayons du soleil, nous attire. Une fois atteinte, nous y resterons plusieurs minutes pour nous réchauffer. La suite n'est que simple formalité. Avant de nous quitter, René nous distribue des poires de son jardin. En les mangeant, nous aurons tout loisir de nous remémorer cette journée.

 

 

 

Chute :

Les conditions difficiles nous ont laissé un bon souvenir. Nous en reparlerons encore longtemps. Merci Albert de nous avoir entraînés vers cet effort et comment ne pas comprendre Cézanne....La beauté de ces paysages a inspiré ses pinceaux.